Réflexions sur la CoVA 2026 : Transformer les défis communs en solutions communes

La réunion de 2026 de la Conférence des agences d’évaluation (CoVA) a réuni des chefs de file du secteur de l’évaluation et de l’expertise du monde entier à un moment crucial pour notre profession. Au cours de ces deux journées de discussions, un message est clairement ressorti : même si nos administrations peuvent différer par leur taille, leur structure et leur contexte législatif, bon nombre des défis auxquels nous sommes confrontés sont communs. 

La conférence est organisée par l’Institut international de la fiscalité immobilière, un organisme sans but lucratif dont la mission est de fournir des avis d’experts impartiaux dans le domaine des régimes d’imposition foncière. J’ai été fier de représenter la SEFM, l’organisme responsable de l’évaluation foncière en Ontario, aux côtés de plusieurs collègues lors de cette conférence.  

L’ordre du jour reflétait l’étendue des travaux en cours dans les administrations chargées de l’évaluation à travers le monde. Les discussions ont porté sur l’évolution rapide des marchés immobiliers, une politique fiscale efficace en matière immobilière, la formation de professionnels prêts à relever les défis de l’avenir, la modernisation des processus d'affaires, l’évaluation des énergies renouvelables, la collecte de données, la communication avec les intervenants et le rôle de l'intelligence artificielle (IA).    

L’un des thèmes récurrents de la conférence a été l'intégration de l’IA en tant qu’outil de plus en plus important dans les domaines de l’évaluation et de l'expertise. Pour accompagner cette évolution, il est essentiel de s’appuyer sur des normes professionnelles rigoureuses, plus importantes que jamais. 

L’IA peut nous aider à analyser des renseignements, à repérer des tendances et à améliorer les processus, mais elle doit être utilisée de manière responsable et sous un contrôle humain adéquat. Le jugement professionnel de l’évaluateur — fondé sur son expertise, son éthique et sa compréhension des contextes locaux et des méthodologies locales — demeure essentiel pour interpréter les résultats, remettre en question les hypothèses et garantir que les décisions soient équitables, transparentes et fiables.

La discussion de clôture sur les agences d’évaluation de demain nous a incités à réfléchir sérieusement à l’évolution des compétences requises, au recrutement, au leadership, aux normes de service et à l’éthique.

Ce qui m’a particulièrement marqué, ce n’était pas seulement la diversité des sujets abordés, mais aussi la franchise avec laquelle les participants ont partagé leurs expériences. Aucune administration n’a toutes les réponses. En discutant de ce qui a fonctionné, des défis qui subsistent et des leçons que nous avons tirées en cours de route, nous accélérons la mise au point de solutions concrètes. Cet esprit de collaboration transforme l'expérience individuelle en progrès collectif. 

Le projet de collaboration internationale illustre parfaitement cette approche. Les recherches portant sur la pérennisation de la main-d’œuvre dans le domaine de l’évaluation, la modernisation des processus d’affaires et l’évaluation des biens liés aux énergies renouvelables fournissent aux organismes participants des conseils pratiques qu’ils peuvent adapter à leur propre contexte. L’intérêt ne réside pas dans l’adoption d’un modèle unique, mais plutôt dans le fait de fournir à chaque administration des données probantes plus solides, des perspectives plus larges et une plus grande confiance pour élaborer des solutions adaptées à ses propres besoins. J’ai eu l’occasion de siéger au comité directeur de ces travaux aux côtés de collègues de la Property Valuation Services Corporation de la Nouvelle-Écosse et de la Valuation Office Agency du Royaume-Uni depuis le tout premier projet de recherche, et j’ai acquis tant de connaissances que j’ai pu mettre à profit ici, en Ontario. 

Ces échanges confirment que la modernisation, les données et la technologie doivent venir renforcer — et non remplacer — l’expertise et le jugement professionnel de nos employés. Ils nous rappellent également que l’innovation doit rester ancrée dans la transparence, une gouvernance responsable et un engagement clair envers le service. 

J’ai quitté le congrès de cette année encouragé par la volonté des organismes d’apprendre les uns des autres et motivé par les solutions que nous pouvons mettre en place ensemble. Lorsque nous ramenons ces idées au sein de nos propres organisations, que nous les adaptons avec soin et que nous poursuivons le dialogue au-delà des frontières, nous renforçons notre profession et créons une plus grande valeur publique pour les collectivités que nous servons. 
Greg Martino, évaluateur en chef et responsable des données

Greg Martino, évaluateur en chef et responsable des données